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Le blog de La Compagnie de l'Ourson Blanc

Cyrano de Bergerac à Montreuil-sur-Maine, l'aventure commence ce soir !

1 Juillet 2011, 15:31pm

Publié par La Compagnie de l'Ourson Blanc

Le Haut-Anjou publie aujourd'hui, jour de la première représentation en plein air du spectacle de l'Ourson Blanc, une interview de Cyrano de Bergerac, alias Etienne MENARD. En voici un extrait, les propos ont été recueillis par Yannick Gohier dimanche dernier lors des dernières répétitions de la pièce mise en scène par Bernard CLEMENT.

 

IMGP6457.JPG                         Photo : Isabelle SANCHIS

 

Pourriez-vous nous dire quelques mots sur Cyrano?

C'est avant-tout un texte magnifiquement écrit par Edmond Rostand. Le personnage de Cyrano est un puits sans fond. Il renferme tellement de couleurs, de nuances différentes qu'il est parfois difficile de l'approcher au plus près, au plus vrai...

 

En vous proposant ce rôle, Bernard Clément vous a fait un beau cadeau. A-t-il mis la barre un peu plus haut?

Je mesure l'étendue de ce personnage, un des plus prestigieux du répertoire français. Il faut maintenant l'habiter et ce n'est pas une mince affaire. J'espère y arriver en apportant ma modeste expérience.

 

Vous avez quand même obtenu le prix d'interprétation masculine en 2010 à la finale nationale du théâtre amateur avec le rôle d'Izquierdo dans Montserrat ?

Je reste modeste. Un prix c'est encourageant mais ce n'est pas une fin en soi. Je sais que pour chaque rôle, on repart à zéro.

 

Votre portrait de Cyrano ?

C'est un solitaire qui aime les gens. Il aime les rencontrer, les défendre. il est malheureux parce qu'il n'arrive pas à séduire. Sa forme de séduction c'est sa rhétorique, sa poésie. Il défend des valeurs d'humanisme, de simplicité. Cyrano est une personne qui prône le vrai.

 

Prenez-vous du plaisir à jouer ce rôle ?

C'est quelqu'un d'extraordinaire. Il manie le verbe et les vers avec panache mais ce qu'on ressent également, c'est qu'il est profondément malheureux. Il aime Roxane mais ne sent pas aimé en retour. D'où ses fêlures, ses failles, ses souffrances.

 

Est-ce le personnage le plus difficile à jouer ?

Je dirai qu'il est le plus difficile à appréhender. Il représente une telle diversité de caractères. Il faut pouvoir l'habiter. J'imagine qu'il est un grand bonhomme avec de larges épaules...

 

Comment se déroulent les scènes de combat?

L'épée n'est pas une nouveauté pour moi. J'avais été initié à cette arme en 2005 dans "Mon Oncle Benjamin". Eh oui ça fait presque 8 ans que je joue avec la Compagnie de l'Ourson Blanc. Pour Cyrano, il a fallu tout reprendre à zéro. Les cours de Florence Leguy, maître d'armes, ont été très utiles.

 

Comment s'est passé le travail avec le metteur en scène?

Je connais bien Bernard Clément. On échange et discute souvent sur ce personnage à la fois si fort et si fragile.

 

Vous êtes-vous habitué à ce long nez de Cyrano?

Il ne me gêne absolument pas. Il fait partie de moi. J'aime bien me voir avec le nez dans la glace. Il a quelque chose de magique mais le personnage ne se résume pas seulement à son nez. C'est Franck Trillot, un ami de Bernard Clément qui l'a créé. J'ai eu aussi recours à ses conseils très professionnels.

 

Prêt pour la première représentation ?

Je vis cela comme un saut sans filet et ce sera la même chose avant chaque entrée en scène. C'est du théâtre vivant !"

 

 

Propos recueillis par Yannick Gohier - Haut-Anjou n°3491 - Vendredi 1 juillet 2011

 

 

 

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